Les Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts
Le 24/05/2016 à 14h36 par Corinne Helin
Résumé

Cet article a été rédigé par Christian Pfister-Langanay (maître de conférence à l'université du littoral).

Les Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts ont été créées en 1853 par cette même société. Ce billet rappelle l'historique, les objectifs et les principales activités de la Société dunkerquoise depuis sa création.

La Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts voit le jour en 1851 avec approbation ministérielle du 21 juillet. La dénomination de la société précisait très clairement les buts et en fixait le cadre : toutes les études relatives à ce que nous appelons maintenant les sciences "dures" et les sciences humaines, à l'exception des sciences politiques qui n'existaient pas alors. Elle coexiste à Dunkerque jusqu'en 1878 avec le Comité Flamand de Flandre dont les statuts remontent au 10 avril 1853 et qui s'occupe encore aujourd'hui à conserver et étudier les racines flamandes de la Flandre maritime et du Westhoek.

 

Sur près d'un siècle, la Société dunkerquoise, reconnue d'utilité publique en 1883, entreprit un énorme travail d'activités culturelles (plus de 300 concours, sept expositions, deux congrès nationaux) et de publications. La collection des mémoires totalise 67 volumes de 1853 à 1940, soit plus de 30000 pages, plus un bulletin et surtout une vingtaine de publications hors collection avant tout à caractère historique. L'édition de la thèse de Raoul Blanchard sur la Flandre en 1906 et celle des Cahiers de la Flandre maritime en 1789 en 3 tomes par A. de saint-Léger et P. Sagnac restent des modèles du genre.

 

 

La formation d'une société concurrente à but strictement historique, la Société Faulconnier en 1895, n'affaiblit pas son aura et symbolise même entre 1870 et 1920, l'action culturelle des notables d'alors pour renforcer la notoriété de leur ville, ouvrant même de nouveaux champs de recherche comme l'urbanisme. La crise des années 30 et ses dévaluations à répétitions et surtout la destruction de la ville en 1940 amènent fort logiquement sa disparition.

 

 

La bibliothèque numérique NordNum donne accès à 31 numéros des Mémoires datés de 1877 à 1926, également consultables sur Gallica de 1852 à 1933. Les Mémoires sont disponibles sous forme imprimée dans les bibliothèques signalées au catalogue Sudoc. Les bibliothèques de l’Université de Lille Sciences Humaines et Sociales possèdent ces Mémoires de 1853 à 1935.

 

Bibliographie :

DEBACKER E. Histoire de la Société dunkerquoise : 1876-1900. Dunkerque : Imp. dunkerquoise, 1901, 576 p.-52] p. de pl.

SOCIÉTÉ DUNKERQUOISE POUR L'ENCOURAGEMENT DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES ARTS. Fêtes du cinquantenaire de la fondation de la Société : 1851-1901. Dunkerque : typo-litho Minet-Tresca, 1901, 75 p.

 

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